26 février 2006
A TON ETOILE...
Petit orfélin, né au printemps dans une cour d’immeuble sous la fenêtre de Céline… le plus craintif, le plus timide, le plus faible déjà d’une portée de trois chatons, comme si tu avais laissé à tes deux sœurs toute la force, toute la santé, toutes les chances de grandir dans un monde qui s’annonçait hostile.
Né du hasard, né de l’inconséquence des hommes, sur le bitume de la banlieue d’où surgissent des fleurs fragiles, tu as eu la chance d’être recueilli, aimé, soigné par Céline pendant onze mois.
Mais la maladie accomplissait son œuvre obscure et rien n’a pu l’arrêter. Tu t’es endormi sur les genoux de Céline, entouré de tout son amour, au seuil de ton premier anniversaire.
Petit Fripouille, petit orfélin discret au regard si doux, c’est à toi, qui nous as fait espérer follement, qui nous as fait verser tant de larmes, à toi que nous n’oublierons jamais, c’est à toi que nous dédions ce site et c’est à toi que nous demandons, petit ange, de veiller sur notre travail auprès de tes frères de misère.
